Afrique du Sud, Lesotho et Swaziland – Carnet de voyage et itinéraire de 17 jours
Voici le carnet de voyage et l’itinéraire détaillé de notre roadtrip de 17 jours en Afrique du Sud, du 18 décembre 2015 au 4 janvier 2016. Un itinéraire en boucle ouverte : arrivée à Cape Town, envol vers Bloemfontein pour attaquer le Lesotho, puis descente vers la côte du KwaZulu-Natal, crochet par le Swaziland (devenu depuis l’Eswatini) et remontée par le Kruger et le Blyde River Canyon jusqu’à Johannesbourg. Deux voitures, un vol intérieur, quatre pays si on compte le petit bout de royaume enclavé, et un réveillon à 2 800 mètres d’altitude.
C’est un voyage que nous avons organisé de A à Z nous-mêmes, sans agence, et que je recommande encore aujourd’hui les yeux fermés.
Itinéraire
Cape Town → péninsule du Cap → Hermanus/Gansbaai → route des vins → (vol) Bloemfontein → Semonkong → Mohale Dam → Sani Pass → Mtunzini → Sodwana Bay → Swaziland → Kruger → Blyde River Canyon → Johannesbourg
Pour le résumé en chiffres, le budget détaillé, la liste des hôtels avec leurs prix et nos TOP 5, c’est dans l’article séparé : Afrique du Sud – Résumé, budget et impressions !
Jour 1 – Vol de nuit
Départ de Bruxelles à 18h10, escale à Istanbul et nuit dans l’avion. Le grand classique des vols vers l’Afrique australe : on décolle un vendredi soir de décembre sous la grisaille belge et on atterrit le lendemain midi en plein été austral.
Jour 2 – Arrivée à Cape Town, Bo-Kaap et Signal Hill
Arrivée à 12h50, récupération de la voiture de location à l’aéroport et direction l’hôtel.
Premier réflexe : lever les yeux. Table Mountain est là, elle écrase la ville, et on n’arrive pas vraiment à s’y habituer pendant tout le séjour.

26°C pour notre première journée, mais surtout énormément de vent — le fameux Cape Doctor, ce vent de sud-est qui balaie la ville en été. Résultat : le téléphérique de Table Mountain était fermé et notre programme du jour est tombé à l’eau avant même d’avoir commencé.
Premier conseil de ce carnet, donc, et il vient du vécu : ne planifiez jamais Table Mountain sur un créneau unique. Vérifiez la météo et l’état d’ouverture du téléphérique le matin même, gardez une journée de rechange, et prévoyez un plan B. Le nôtre s’est révélé être une excellente surprise.
Le centre de Cape Town
Nous avons donc improvisé une découverte du centre à pied. C’est une ville qui se marche très bien, avec ses bâtiments coloniaux, ses terrasses et cette montagne au bout de chaque rue.
On s’est promené notamment dans le jardin botanique, avant de nous diriger vers Bo-Kaap.




Bo-Kaap
Le coup de cœur inattendu de la journée. Bo-Kaap, l’ancien quartier malais accroché aux flancs de Signal Hill, avec ses maisons peintes en rose, turquoise, jaune vif, ses rues pavées et ses minarets. C’est l’un des endroits les plus photographiés de Cape Town et pour une fois, ce n’est pas volé.
Un mot quand même : ce sont des maisons habitées, pas un décor. Les habitants supportent des dizaines de photographes par jour devant leur porte, donc on reste discret et on demande avant de photographier les gens.

Signal Hill
Fin de journée sur Signal Hill, en voiture jusqu’au sommet. Et là, la consolation est de taille : vue plongeante sur la ville, sur le port, sur Robben Island au loin, et sur Lion’s Head juste en face. C’est LE spot du coucher de soleil à Cape Town — tout le monde le sait, donc arrivez en avance pour avoir une place de parking et prenez un pull, parce que le vent qui nous avait privés de Table Mountain était toujours là.
Finalement, cette journée d’arrivée ratée sur le papier est devenue l’une de nos plus belles.
Nuit à Cape Town, à l’Amber Tree Lodge (1 040 ZAR la nuit pour quatre, soit environ 68 € – n’existe plus). L’hôtel en lui-même était correct, sans plus mais le petit déjeuner sur la terrasse, avec vue directe sur Table Mountain, valait à lui seul le détour. Franchement, on ne demandait pas plus.
Jour 3 – Table Mountain, Kirstenbosch et route vers la péninsule
Table Mountain
Le vent était retombé, le téléphérique tournait : direction Table Mountain, cette fois pour de bon. Et c’était magnifique.
Nous sommes montés en téléphérique — la cabine tourne sur elle-même pendant l’ascension, donc tout le monde a droit à la vue à 360°, c’est très bien pensé. En haut, le plateau est immense et parfaitement plat, avec des sentiers balisés et des points de vue dans toutes les directions : la ville et le port d’un côté, les Twelve Apostles et l’Atlantique de l’autre, Lion’s Head et Signal Hill juste en dessous, et Robben Island au large. Prenez le temps de faire le tour du plateau, la plupart des gens s’arrêtent à la première plateforme et repartent.
Il est possible de monter en téléphérique et redescendre à pied par Skeleton Gorge jusqu’au jardin botanique de Kirstenbosch. Quelques précautions, parce que ce n’est pas une promenade de santé. Skeleton Gorge est raide, encaissée et sportive : il y a des échelles en bois, des marches taillées, des racines et du rocher, et des passages où il faut clairement mettre les mains. La roche et le bois restent humides même en été, donc ça glisse. Prévoyez de vraies chaussures, beaucoup d’eau et de la marge dans le planning. Précision honnête : la plupart des randonneurs font Skeleton Gorge en montant depuis Kirstenbosch, justement parce que la descendre est plus délicate — on tourne le dos aux prises et les échelles se négocient à reculons. Si vous avez le vertige ou des genoux fragiles, renseignez-vous sur Nursery Ravine, le ravin voisin, qui aboutit aussi à Kirstenbosch et qui est réputé plus praticable en descente.
On traverse le plateau, on quitte la foule au bout de vingt minutes, et on redescend finalment en téléphérique afin d’aller nous perdre dans l’un des plus beaux jardins botaniques du monde. Deux ambiances complètement différentes en une seule matinée : la fynbos rase et sèche en haut, la forêt humide et l’eau qui ruisselle en bas.





Kirstenbosch
Arrivée dans le jardin botanique de Kirstenbosch. Le jardin est adossé au flanc arrière de Table Mountain, et on y trouve notamment le Boomslang, une passerelle en acier et bois qui serpente dans la canopée. Une jolie parenthèse verte pour finir la matinée en douceur.








Groot Constantia
Route ensuite vers la péninsule. Nous sommes descendus par l’ouest via Groot Constantia (pout faire quelques provisions pour l’apéro).



Arrêt ensuite à Hout Bay avec un arrêt fish & chips obligatoire et Noordhoek pour finir par Kommetjie.








Quoi de mieux pour terminer cette riche journée qu’un appartement avec piscine — Apartment Mountain and Sea, 1 400 ZAR la nuit pour quatre (environ 91 €, soit 45,50 € par couple).
Un incontournable de ce voyage. Si vous passez par la péninsule, cherchez ce genre de plan plutôt qu’un hôtel en ville : vous êtes à deux pas de la mer, à la bonne distance pour attaquer le tour de la péninsule le lendemain sans refaire la route depuis Cape Town, et la piscine après une journée comme celle-là, il n’y a rien de mieux. J’espère sincèrement que cet appart existe toujours.




Jour 4 – Tour de la péninsule du Cap
Direction la réserve naturelle jusqu’au Cap de Bonne-Espérance (comptez 2 h de route, mais surtout beaucoup plus avec les arrêts, et il y en a). Attention aux babouins sur les parkings : ils ouvrent les voitures, ne laissez rien de visible et ne les nourrissez surtout pas.










Retour par l’est, en longeant la côte de False Bay : Simon’s Town, Kalk Bay, Muizenberg, puis la route vers Hermanus et Gansbaai (2 h).
Les pingouins de Boulders Beach
À Simon’s Town, arrêt obligatoire à Boulders Beach et sa colonie de pingouins du Cap. Ils sont magnifiques, ils sont bruyants, ils se dandinent entre les rochers à un mètre des passerelles et on pourrait les regarder pendant des heures. C’est l’un de ces endroits dont on se dit qu’il va être décevant parce que trop touristique, et pas du tout.



Kalk Bay
Et puis il y a Kalk Bay. Un petit port de pêche coloré, plein de brocantes et de cafés, et surtout : l’Olympia Café. J’y ai mangé les meilleures huîtres de ma vie, et je pèse mes mots. Pas de réservation, pas de chichis, une carte à la craie, on attend sa place sur le trottoir et on ne le regrette pas une seconde. Si vous ne retenez qu’une adresse de tout ce paragraphe, c’est celle-là.





Hermanus
Nuit à Hermanus, à l’Hermanus Backpackers & Budget Accommodation, 972,90 ZAR pour quatre (environ 63 €), à payer sur place. Nous avons soupé au Pan y Vino, une bonne adresse du centre. Et là, mon seul regret de la région du Cap : nous n’y avons pas passé assez de temps. Hermanus, c’est LE spot d’observation des baleines franches australes depuis la côte, et on peut littéralement les voir depuis les falaises du sentier côtier. Si vous y allez à la bonne période (globalement de juin à novembre, avec un pic en septembre-octobre), dormez-y plusieurs nuits. Nous étions en décembre, donc hors saison pour les baleines, ce qui explique aussi notre passage un peu rapide.



Jour 5 – Plongée avec le grand blanc et route des vins
Gansbaai
Excursion en matinée avec Shark Diving Unlimited (n’existe plus) à Gansbaai : 5 150 ZAR pour nous quatre, soit environ 1 290 ZAR (84 €) par personne, pour la plongée en cage avec le grand requin blanc. L’expérience est impressionnante, mais avec le recul, c’est le poste de dépense et de temps que je réévaluerais. De plus, les populations de requins blancs ont drastiquement chuté ces dernières années donc les chances de les observer son désormais très fables.
Si les requins blancs ne vous obsèdent pas particulièrement, gardez cette journée pour les vignobles et offrez-vous une nuit dans un beau domaine viticole. Vous ne le regretterez pas.



La route des vins
Départ ensuite pour la route des vins, en passant par Caledon, Franschhoek puis Stellenbosch. Deux univers : Franschhoek, le village huguenot avec ses façades blanches, ses restaurants gastronomiques et ses montagnes en arrière-plan ; Stellenbosch, plus grande, plus étudiante, plus vivante. Les dégustations sont ridiculement peu chères par rapport à l’Europe et les domaines sont sublimes. Au vu de notre programme, nous sommes arrivés à Stellenbosch pour la nuit, à la Magnolia Place Guesthouse, 1 080 ZAR pour quatre (environ 70 €).


Jour 6 – Vol pour Bloemfontein et route vers le Lesotho
Réveil aux aurores pour le vol de 6h vers Bloemfontein, arrivée à 7h30, récupération du 4×4 et route vers Semonkong au Lesotho (4 h annoncées, prévoyez plus large).
Petit mot sur cette logistique, parce que c’est la question qu’on m’a posée le plus souvent : atterrir à Bloemfontein est vraiment la bonne option si vous voulez aller à Semonkong. C’est superbe, mais niveau distance, ça se mérite. En revanche, si votre objectif est uniquement le Sani Pass, faites-le au départ de Durban : vous vous épargnerez des heures de route.
Semonkong
Passage de frontière, et le décor change du tout au tout. Le Lesotho, c’est un autre monde : des montagnes à perte de vue, des bergers en couverture traditionnelle à cheval au milieu de nulle part, des villages de huttes de pierre, des enfants qui courent le long de la piste. Et de l’altitude, partout.




Arrivée au Semonkong Lodge (1 580 ZAR pour quatre, environ 103 €), entraînement au rappel dans l’après-midi pour préparer le morceau du lendemain. La nuit sur place était un dépaysement en soi. En effet, les villageois empruntent la route le long du lodge avec leurs ânes et chevaux car le chemin n’est pas carrossable. Une petite promenade digestive le long de la rivière avant d’aller dormir nous offre déjà un avant-goût de ce que nous allons vivre demain.




Jour 7 – Les chutes Maletsunyane et route vers Mohale Dam
Les chutes Maletsunyane
La raison de notre détour par Semonkong est la visite des chutes Maletsunyane. Il y a deux options : en rappel, directement le long de la chute ou à cheval sur la colline en face.
La descente en rappel des chutes Maletsunyane, réputée être la plus haute descente en rappel commerciale au monde : environ 200 mètres, le long d’une paroi, avec la cascade qui tombe juste à côté. Le moment où on se met dans le vide, dos au canyon, sans rien voir en dessous de soi… ce fut hors de question pour moi! C’est donc Sam et Bastien qui l’ont expérimenté. Le briefing et l’équipement étaient sérieux et l’équipe très rassurante. La descente était, selon eux, incroyable! Barbara et moi avons pris l’option pony trek et ce fut sans regret lorsque nous les avons vu, au loin, tout petits, le long de ces chutes!





Côté tarif, la descente était à 985 ZAR par personne (environ 64 €) à l’époque, réservée directement auprès du lodge. Le pony trek, l’autre activité phare de Semonkong, était à 330 ZAR par personne (environ 21 €) : une balade à cheval dans les montagnes, avec des poneys du Basotho qui connaissent le terrain bien mieux que nous.
Mohale Dam
Route ensuite vers le Mohale Dam (2 h 30) avec un arrêt à Likalaneng. Les routes du Lesotho ne sont pas des routes, ce sont des attractions à part entière : cols, lacets, troupeaux, et des points de vue à chaque virage. Nuit au Mohale Lodge, sur les hauteurs du barrage : 1 868 ZAR pour quatre (environ 121 €), le poste hébergement le plus cher du Lesotho, mais aussi l’un des plus confortables. Ravitaillement au supermarché de Maseru sur la route, parce qu’au Lesotho on ne trouve pas grand-chose entre deux villages.






Jour 8 – Noël dans la traversée du Lesotho
Un Noël pas comme les autres : 5 h de route à travers le Lesotho jusqu’au Sani Pass. Pas de sapin ni de foie gras, juste des montagnes à perte de vue. Par contre, à partir de ce moment, il n’y avait plus de route! Nous avons du faire confiance à la carte téléchargée sur mon gps Garmin (ben oui, pas de 5G, roaming e-SIM etc. au Lesotho en 2015…) et prier pour arriver au bon endroit! La route était tellement escarpée par endroits, que les 3 autres ont dû sortir de la voiture pour la pousser!










Nuit au Sani Mountain Lodge, perché à 2 874 m juste au-dessus du col, côté Lesotho, et qui abrite le fameux « pub le plus haut d’Afrique ». 2 140 ZAR pour quatre (environ 139 €), dîner et petit déjeuner inclus — et vu qu’il n’y a rigoureusement rien d’autre à des kilomètres, la demi-pension n’est pas une option mais une nécessité. Comptez un peu plus de 500 ZAR d’apéro au pub, on ne va pas se mentir sur nos priorités du 25 décembre. Il fait glacial le soir même en décembre — prévoyez pull et pantalon, on est très loin des plages du Cap. Un feu, une bière, la vue sur le Drakensberg qui plonge de l’autre côté : difficile de faire plus beau jour de Noël.
Jour 9 – Descente du Sani Pass et route vers Mtunzini
Sortie du Lesotho par le Sani Pass. La descente est l’une des routes les plus spectaculaires du continent : une piste en lacets qui dévale la muraille du Drakensberg. 4×4 obligatoire, et ce n’est pas une formalité administrative.
Puis route vers Mtunzini le long de la côte (5 h), avec une pause à Pietermaritzburg.
Mtunzini
Nuit à Mtunzini, chez la tante de Bastien, qui y tient une chambre d’hôte : le Nguni Cottage. On a été accueillis comme des VIP. Si vous cherchez un endroit hors des circuits touristiques, c’est exactement ça. L’endroit est superbe et c’est une halte idéale entre le Lesotho et Sodwana Bay, pile à la bonne distance pour couper la route.



Jour 10 – iSimangaliso Wetland Park et Sodwana Bay
Saint Lucia
Départ pour Saint Lucia (1 h de route) pour voir les hippopotames de l’estuaire. Alors, autant être honnête : Saint Lucia n’est vraiment pas nécessaire. C’est très fréquenté, très organisé, et si votre itinéraire prévoit le Kruger, vous verrez des hippos en meilleure quantité et dans un plus beau cadre à Lower Sabie. Si votre planning est serré, c’est la première chose que je couperais.



Sodwana Bay
Nous y avons quand même déjeuné (un peu plus de 400 ZAR à quatre), puis route (2 h) vers la baie de Sodwana. La route longe plusieurs parc nationaux et on a pu observer des girafes et même des rhinocéros!



Nuit au Camp Jonathan, 1 100 ZAR pour quatre (environ 71,50 €). On n’en garde pas un souvenir impérissable, si vous avez un peu les moyens, dirigez vous vers le Mseni Lodge ou au Coral Divers.
Jour 11 – Plongée à Sodwana Bay puis route vers le Swaziland
Sodwana Bay est à faire absolument si vous plongez, ou même juste pour du snorkeling. C’est l’un des meilleurs spots de plongée au monde, tout simplement. Les récifs sont d’une richesse folle, l’eau est chaude, et la mise à l’eau se fait au départ de la plage, en bateau semi-rigide qui franchit la barre — une expérience en soi. Ceux qui ne plongent pas peuvent se promener ou faire du snorkeling, il y a de quoi s’occuper (observation des baleines ou des nids de tortues en saison).


Le soir, souper au restaurant du club de plongée Coral Divers — sans prétention et parfait après une journée dans l’eau.
Départ en début d’après-midi pour le Swaziland (5 h de route via Big Bend). Nuit au Matenga Lodge, 1 520 ZAR pour quatre (environ 99 €) : l’hôtel était top, une vraie bonne surprise dans la vallée d’Ezulwini.


Jour 12 – Mlilwane, entrée dans le Kruger
Mlilwane Wildlife Sanctuary
Matinée au Mlilwane Wildlife Sanctuary. Le parc n’abrite (à quelques exceptions près) que des herbivores, ce qui veut dire qu’on peut s’y promener à pied ou à vélo au milieu des zèbres, gnous et antilopes — impossible ailleurs. C’est un excellent premier aperçu de la faune avant le Kruger, et il est très vert par rapport au Kruger, même en cette saison, ce qui change complètement l’atmosphère.










Route pour le Kruger
Route pour le Kruger (2 h 50 via Pigg’s Peak) et entrée dans le parc par Komatipoort. Puis premier game drive en autonomie jusqu’au camp de Lower Sabie (2 h de route annoncées, et bien plus en réalité — c’est normal, on s’arrête tous les 200 mètres). Lower Sabie est top pour les hippos. La terrasse du camp surplombe la Sabie et on peut y rester des heures à observer ce qui vient boire. Le soir, ils sont tous groupés le long de la clôture, c’est hyper impressionant!

Côté budget, les trois camps du Kruger nous ont coûté exactement le même prix : 2 452 ZAR la nuit pour quatre (environ 159 € – réservation via SAN Parks), soit une quarantaine d’euros par personne. C’est le poste hébergement le plus cher du voyage, et ça reste dérisoire pour dormir à l’intérieur du parc, comparé aux lodges à 1000€ la nuit… Un conseil logistique : faites vos courses à Komatipoort, juste avant l’entrée du parc. C’est le dernier vrai supermarché avec du choix.
Jour 13 – Kruger National Park
Observation le long de la rivière par la route Lower Sabie – Skukuza, puis Skukuza – Tshokwane jusqu’au barrage d’Orpen et l’observatoire de Nkumbe (un point de vue à ne pas manquer, on voit la savane à perte de vue).










Talamati Bushcamp
Le meilleur endroit où nous avons dormi dans le Kruger. Talamati est un petit bushcamp, à des kilomètres de tout, avec un point d’eau où tous les animaux viennent boire, et une planque (un hide) depuis laquelle on les observe cachés. Des heures de bonheur. Les autres camps étaient bien aussi, mais beaucoup plus grands, avec restaurant, boutique et le monde qui va avec, surtout en cette période de fête.




⚠️ Attention : Talamati est en self-catering et il n’y a absolument rien pour acheter à manger sur place. Prévoyez toutes vos courses à l’avance, dans un des grands camps ou avant l’entrée du parc. Nous étions prévenus, mais je préfère insister. Nous avions fait le plein la veille — et glissé une bouteille de champagne dans le caddie pour le réveillon du surlendemain, parce qu’on a des principes.
Jour 14 – Kruger et réveillon du nouvel an
Bush walk au lever du jour (à réserver à l’avance auprès du camp, environ 500 ZAR par personne). Partir à pied dans la savane avec deux rangers armés, à l’heure où la lumière est la plus belle, ça n’a rien à voir avec l’observation depuis la voiture : on lit les traces, on écoute, on avance en file indienne et on comprend enfin à quel point on est petits.
Puis observation des animaux toute la journée.Arrêt à Satara pour boire un verre — la vue y est superbe. Nuit à Olifants, où la vue est vraiment la plus belle de tous les camps du Kruger : le camp est perché sur une falaise au-dessus de la rivière Olifants, et on peut observer les animaux en bas depuis la terrasse, un verre à la main.






Le programme du Kruger était chargé, mais top : je ne changerais rien. Nous avons complété le big five dès la 1ère journée. Le gros point positif est de pouvoir se déplacer dans le parc au gré de ses envies et à son rythme.
Jour 15 – Route des cascades et Blyde River Canyon
Sortie du Kruger par Phalaborwa puis route vers le Blyde River Canyon (5 h de route), avec les arrêts de la route panoramique : Berlin Falls, Three Rondavels, Bourke’s Luck Potholes, God’s Window et Graskop.










Le Blyde River Canyon est le troisième plus grand canyon du monde et un endroit magnifique. Nuit à Graskop, au Molodi Lodge, 1 250 ZAR pour quatre (environ 81 €). Et arrêt obligatoire chez Harrie’s Pancakes à Graskop, une institution locale : des crêpes salées et sucrées qui valent largement le détour après une journée de route.
Deux remarques : nous n’y avons croisé aucun touriste blanc — c’est avant tout un lieu de sortie pour la population locale, et c’est très agréable. Corollaire : évitez le week-end, où tout le monde s’y retrouve et où les sites sont bondés.
Jour 16 – Route pour Johannesbourg
6 h de route vers Johannesbourg via le Long Tom Pass avec un arrêt aux grottes de Sterfontein.


Pour notre dernier vrai repas du séjour, nous avons craqué pour The Grillhouse : on est dans le pays de la viande, autant en profiter une fois pour de bon.


Nuit à Jo’burg, aux Birches Backpackers, 900 ZAR la nuit pour quatre (environ 58 €) — l’hébergement le moins cher de tout le voyage, avec mini piscine.
Jour 17 et 18 – Johannesbourg, Soweto et retour
Le musée de l’Apartheid
À faire absolument. C’est probablement la visite la plus importante de tout le voyage. Le musée est remarquablement construit : dès l’entrée, on vous attribue au hasard une carte « blanc » ou « non-blanc » qui détermine par quelle porte vous entrez. Prévoyez du temps, et de l’énergie, parce qu’on n’en sort pas indemne.


Soweto en vélo
Un incontournable. La promenade guidée en vélo dans Soweto est de loin la meilleure façon de découvrir le township : on roule dans les rues, on s’arrête chez les gens, on passe devant la maison de Mandela et celle de Desmond Tutu sur Vilakazi Street, on discute, on partage. À vélo, on est à hauteur d’habitant et pas derrière une vitre de minibus, et ça change tout. C’était un vrai moment de partage, et l’un de mes meilleurs souvenirs du séjour.






Le tour nous a coûté 1 720 ZAR pour quatre, soit environ 430 ZAR (28 €) par personne, réservé à l’avance avec un acompte de 50 %.
Restitution de la voiture en fin d’après-midi et vol de nuit pour Bruxelles à 19h25, arrivée le 5 janvier à 10h45.
Et si c’était à refaire ?
Parce qu’on apprend toujours quelque chose, voici ce que je changerais et ce que je referais exactement pareil.
Région du Cap
- Ne bloquez pas Table Mountain sur une seule journée : le vent peut fermer le téléphérique du jour au lendemain. Gardez-vous une session de rattrapage.
- Bo-Kaap et Signal Hill au coucher du soleil : notre plan B est devenu un coup de cœur.
- Si les requins blancs ne vous obsèdent pas, sacrifiez la cage et passez plus de temps dans les vignobles, avec une nuit dans un beau domaine viticole.
- L’appartement avec piscine à Kommetjie : à refaire sans hésiter.
- L’Olympia Café à Kalk Bay : les meilleures huîtres de ma vie.
- Boulders Beach et ses pingouins : oui, mille fois.
- Hermanus : dormez-y, et si possible en pleine saison des baleines.
Lesotho
- INCROYABLE. Rien à changer, sauf la fatigue de la route.
- Bloemfontein pour Semonkong, Durban pour le Sani Pass. Ne mélangez pas les deux si vous n’avez pas le temps.
Côte est et Swaziland
- Saint Lucia : à couper sans regret, surtout si vous allez du côté de Lower Sabie.
- Mtunzini et le Nguni Cottage : pour ceux qui veulent sortir des sentiers battus.
- Sodwana Bay : indispensable pour les plongeurs.
- Le Swaziland en tampon avant le Kruger : très bonne idée.
Kruger et retour
- Talamati Bushcamp pour la planque et le point d’eau, Lower Sabie pour les hippos, Olifants pour la vue, Satara pour les félins.
- Programme chargé mais parfait : je ne changerais rien.
- Blyde River Canyon en semaine.
- Jo’burg : musée de l’Apartheid et Soweto à vélo, non négociables.
Vous avez des questions sur cet itinéraire, les hébergements ou les réservations ? Posez-les en commentaire, j’y réponds toujours avec plaisir.


